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INFOS COURS 2018/2019

Bonjour à tous, et bienvenu !

Enfants dès 0 ans, Adultes, Débutants ou Confirmés

Cours Particuliers, Collectifs, Ateliers de Groupe

 (loisir, détente, curiosité, compréhension de la Musique, préparation de grandes écoles de musique, perfectionnement...)

INSTRUMENTS : Basse, Batterie, Violon, Violoncelle, Guitare, Ukulélé, Chant, Accordéon, Clarinette, Saxophone, Flûte traversière, Piano

EN GROUPE : Parents/Enfants de 0 à 3 ans, Eveil Musical, Découverte Instrumentale, Fanfare Moderne, Composition/Ecriture, Musique de Jeux Vidéos, Musique Trad', Danse Trad', Approche Scénique, Improvisation...

 

 Vous trouverez dans ces liens les principales infos pratiques concernant nos cours pour cette 10ème année de l'ECOLEJOHN qui s'annonce d'ores et déjà incroyable ! D'une part par les projets que nous prévoyons, d'autres part par le nombre d'élèves qui nous feront confiance dès la semaine de la rentrée  : plus de 200 ?!!!

Fonctionnement 2018/2019

Nos cours en général 2018/2019

 

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11 novembre 2018

#046 Jusqu'où on fait de la musique finalement ?

Attention, nos chroniques ont des crocs n°046 !

 

  Alors là, j'annonce directement l'ouverture d'un sujet si complexe que mon clavier s'en mélange déjà les pinceaux ! Et rien que pour vous le prouver, it seemes to me certain that que ahora mismo alles geht rein en buloj ... hem ... ne tentez surtout pas de traduire cette phrase franco-anglo-hispano-germano-esperantoesque (défi ??? N'oubliez pas d'envoyer votre traduction en pli recommandé sur Oumuamua, la hotline extra-terrestre responsable du règlement du jeu saura vous contacter en cas de bonne réponse). Enfin, bon... "jusqu'où fait-on de la musique"... oui, bon... enfin... Mais de quoi ça vient ce sujet bizaroïdement sans fond ? Très certainement de beaucoup de sources, et l'une d'entre elles fût décisive quant au choix de vous soumettre tout ça, là, comme ça... Il s'agit de l'énième supra intergalactique polémique concernant le dernier tube de mayo-niaise... enfin, de Rustine 'n the quizz pour être plus précis. Mais peurkoi ???

 Allez, vous n'êtes tout de même pas passé(e) à côté de celle-là non ? ... si ? Récapettons donc en quelque mots pour les plus inattentifs d'entre vous : son dernier architube fût largement disséqué par les "pros" de la musique. Les pros dont je parle sont ceux que vous ne voyez jamais, ils sont plutôt ceux qui travaillent dans l'ombre des musiques qui nous entourent : les ingénieurs son, les compositeurs, les créatifs et techniciens... ceux qui "construisent" de la musique à tour de bras avec des outils informatiques relativement incroyables (et incroyablement chers pour ceux que cela intéresse !). La dissection en question n'eut pas besoin de scalpel atomico-chirugical pour son exécution... une bonne grosse tronçonneuse thermique fît l'affaire tant pour le cercle de connaisseurs la méthode du Rustine fût grossièrement vulgaire. Explicazionne ! En simplifiant au maximum les termes techniques afin que vous puissiez tous comprendre (non pas que je doutasse de vos capacités !). Il existe des logiciels regorgeant de boucles musicales pré-conçues, de tout type de tout genre... et de toute qualité... Il s'avère que le tube en question, "composé" par Rustine est en gros constitué d'un batterie (tiens ? C'est une des boucles pré-conçues en question), d'une mélodie (ah ben ? celle-là aussi est une boucle !), d'un accompagnement (non mais ? si si, une boucle...) et même d'un petit gimmick de guitare électrique (pas cette fois par contre... attendez, je remarque que l'arbitre demande l'arbitrage vidéo... non... oui, si... ? ah ben si, finalement si, c'est bien une boucle aussi...)... bref, donc zéro création originale. Juste l'empilage de 4 ou 5 boucles pré-digérées et qui plus est absolument conçues pour fonctionner ensemble. Alors quoi...

 Premièrement, bim, scandale ! Elle est nulle, elle compose rien puisqu'elle prend que des trucs déjà tout prêts, c'est trop la nazitude surtout quand on se proclame originale... c'est pas faux (du moins pour la partie auto proclamation d'originalité suprême alors que tu utilises du pré-maché stocké dans un logiciel libre). Donc, oui, SCANDALE, OUH c'est pas bien, c'est MAAAAL, OUUUUH Rustine...

Oui mais...

 Deuxièmement, et je vous averti : ce n'est que pour tenter l'approche d'une réflexion issue du choix de ce sujet. Qu'a fait Rustine ? Elle a pris des matériaux musicaux, les a assemblé et en a sorti un "produit finit musical". La question est là : les matériaux musicaux. En quoi une mélodie complète est-elle différente d'une simple note en terme de matériau ? En quoi assembler des notes pour en faire des mélodies est-il différent qu'assembler des mélodies pour en faire un morceaux ? Quelle est la limite... à quel moment un artiste crée... la légitimation de la création dépend-elle des outils qui lui ont permis de voir le jour... Oui, c'est là on y est, je vous l'avait dit : c'est complexe. Très complexe... en tout cas dans mes doigts claviettant il n'y a pas de réponses... Ni d'ailleurs dans ma tête... Je ne sais pas si un jour (il y a longtemps !) le premier peintre qui utilisa un pinceau se fît railler par ses confrères de ne pas peindre avec ses mains ? Si d'autres crièrent à l'usurpateur lorsque Môssieu Franck Zappa faisait ses découpage/collage de bandes ? Si les oeuvres de Murakami peuvent bien être considérées de lui alors que des dizaines de personnes sont nécessaires à leurs réalisations ? Brrrrref ! Il y aurait tellement d'exemples... Alors, Rustine... Je vais vous faire deux confidences (pour le prix d'une, profitez-en !) :

1/ je ne voudrais surtout pas paraitre défendre cette artiste pour laquelle j'ai une totale aversion !!!

2/ pour une fois je ne poserai pas de fin tranchée (contrairement à mon avis sur Rustine), de réponse à cette question. Je suis indécis ... car il s'agit de quantifier des limites, et peut-être qu'au fond, dans tous les cas, devoir définir des limites lorsque l'on parle de création est quelque peu antinomique (en fait, totalement antinomique !). Il y a un malaise à poser dans la même phrase les mots "limites " et "créations". Quel que soit le contexte...

 Une fois n'est pas coutume, je dois donc m'excuser auprès de vous, chers millions de lecteurs assidus que je déçois je le sens bien de là où je suis ! Car oui, là... j'ai probablement ouvert une porte que je ne suis pas prêt de refermer ! Mais tant que ça fait réfléchir... c'est l'essentiel !

Je m'excuse aussi d'avoir utilisé des mots..., et même des morceaux de phrases complets (au mon dieu ?!!!) pour composer cette chronique néanmoins extrêmement passionante... suis-je bien considérable comme l'hauteur de cet écrit ? Vous ai-je floué ? Me décrédébiliserez-vous ?  A -t'on perdu le sens, le fond de cette chronique parce que tous les agencements de mots, d'expressions, de phrases ont déjà été utilisé maintes et maintes fois ?

Arf... c'est complexe... 

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02 octobre 2017

#045 C'était vraiment mieux ... avant ? ...

Attention, nos chroniques ont des crocs n°045 !

 

 

  Le sujet du jour : ...

Mais où est le sujet... ? Je l'avais pourtant bien rangé par là ? Attendez une seconde, merci... il devrait y être, la-dessous ! ... non ... ,heu... ne bougez pas, ça va venir. Imaginez une petite musique ignoble le temps de patienter un petit moment, imitez ma voix (suave et chaleureuse) vous susurrant sur un enregistrement grésillard : "Mais où est le sujet... ? Je l'avais pourtant bien rangé par là ? Attendez une seconde, merci... il devrait y être, la-dessous ! ... non ... ,heu..."

   Cela peut durer longtemps cette histoire ! Mais que je rassurasse votre amicale compagnie, le voilà enfin, notre sujet tant attendu (roulement de trompettes). ZE REVAÏVOL pasque AVANT C'ETAIT TROP MIEUX !

 

 Vous n'aurez pas pu louper j'en suis certain le flot ininterrompu de plats réchauffés musicaux et cinématographiques qui nous sont servis à longueur de longueurs de temps depuis quelques années tout particulièrement. Alors quehoi ? C'est pas bien les vieux ? C'est pas dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes ... comme le disait ma grand tante qui disait aussi que si elle en avait on l'appelerait - STOP - MESSAGE D'ALERTE - UN GLISSEMENT DE TERRAIN VIENT D'ÊTRE CONSTATÉ - EN VERTU DE LA LOI XB609 PARAGRAPHE 7 ALINEA 325, NOUS NOUS VOYONS DANS L'OBLIGATION D'INTERROMPRE VOTRE PROGRAMME QUELQUES INSTANTS - CE AFIN DE NE PAS CHOQUER LE PUBLIC FRAGILE QUE VOUS ÊTES -

 

 Pardon, c'est nouveau, dès que certaines limites de bienséance semblent en cours de franchissement, ce message apparait automatiquement. Je reprend donc sans parler de ma grand tante qui si elle en avait - STOP - MESSAGE D'ALERTE - UN GLISSEMENT DE TERRAIN VIENT D'ÊTRE CONSTATÉ - EN VERTU DE LA LOI XB609 PARAGRAPHE 7 ALINEA 325, NOUS NOUS VOYONS DANS L'OBLIGATION D'INTERROMPRE VOTRE PROGRAMME QUELQUES INSTANTS - CE AFIN DE NE PAS CHOQUER LE PUBLIC FRAGILE QUE VOUS ÊTES - Hem... c'est vraiment très génant cette histoire de message...

 

Donque : le vieux ! Comme par exemple le vieux "groupe" ou le vieux "morceau". Difficile de dire si le vieux est bien , ou pas, ou mieux, ou différent. Le vieux, c'est juste le vieux. Il découle d'un environnement dans lequel il a été crée, d'une époque durant laquelle les valeurs n'étaient pas tout à fait les mêmes, les attentes d'un public étaient fort probablement différentes, les techniques et technologies n'avaient avec certitude rien à voir avec celles d'aujourd'hui. Bref : difficile de comparer ! C'est pourtant ce qui se fait à tour de bras...regrettablement. Appuyons-nous sur deux exemples pour explorer ce "mieux avant" :

1/ Ze feurste exemple : M. Jacques Son fût un artiste de talent (parce qu'il passait sa vie à travailler, vous croyiez peut-être qu'on nait avec du talent ?!!!). Roi de la pop, il hissa haut le pavillon d'une certaine culture de l'image, de la retouche, de la musique associée à la vidéo, de la danse... Question "pop", on peut dire sans trop rougir que se basant sur l'oeuvre de M. Jacques Son, c'était mieux avant. Mieux avant que toutes les photocopies qui tentent de marcher dans ses pas aujourd'hui. Mais est-ce bien comparable ? M.Jacques Son n'est pas loin d'avoir inventé un style, comparer le Créateur avec des copies que le temps et les générations délavent est-il judicieux, ou même simplement raisonnable ? Je n'ai pas peur de le dire : non !

2/ Ze deutch exemple (oui je sais, les traductions laissent à désirer...) : ah la bonne musique des années soixante-dix ! "J'aurai tellement voulu vivre à cette époque !". Tout d'abord, ben tu peux pas ! Techniquement le voyage dans le temps est pas hyper au point, on fait des progrès mais c'est pas encore ça. Facile de fantasmer sur ce que l'on a pas vécu. Alors, cette fameuse musique des années soixante-dix est-elle mieux que la "notre" ? "Evidemment mec : Pink Floyd,  Van Halen, Weather Report, Aerosmith, les Doors, Zappa, le Mahavishnu Orchestra..." bref, le type au T-Shirt Black Sabbat en a fait une syncope rien qu'en énumérant sa liste orgasmique de musiciens géniaux des années soixante-dix... mais une fois réveillé, j'ai pu lui glisser "Tu oublies : Pierre Bachelet, Yoni, Gerry Lacosta, Ringo, Peter et Sloane, Début de soirée...". Ce à quoi mon fidèle interlocuteur répondit béatement et quelque peu dépité: "j'avais pas vu ça sous cet angle..." Puis il est parti pleurer...

 

   Car oui de oui, tout est histoire d'angle ! Il est aisé de ne voir que le "meilleur" des années passées, c'est même très facile car le temps possède cette faculté d'écrémer la masse. Pour ne laisser à la fin que le "meilleur", dont une discussion tout aussi passionnante découlerait, à savoir qu'est-ce que le temps retient de "meilleur" (il y a là un gros sujet que je brûle de développer... dans un autre livre !) ? C'est en fait de la fainéantise caractérisée : je m'explique. La production de musique a toujours été importante, des historiens ont même avancé qu'au 18ème siècle était composée probablement autant de musique qu'aujourd'hui ! Pour en cerner la crème de la crème du meilleur pour ses petites oreilles, il faut donc faire le tri. Deux solutions s'offrent à vous : soit vous vous éduquez un peu, vous prenez le temps d'écouter, de lire, de vous faire votre avis, d'en parler... et vous vous rendrez compte que beaucoup de choses merveilleuses se créent aujourd'hui. Soit vous laissez faire le tri par quelqu'un d'autre, avec toute la subjectivité que cela engendre : et ce quelqu'un d'autre, c'est le temps qui passe, tout simplement. Et là vous êtes fainéant, et conclurez tout azimut que "c'était mieux avant"...

 

 Pour en revenir à ce phénomène du revival, c'est à dire ces chanteurs, ces groupes qui se reforment 20, 30 ans après avoir arrêté de fouler les scènes (et je ne parle même pas du cinéma et de ses "reboots" et suite sans fin...sans fin...sans fin...sans fin...) l'explication qui revient souvent est : "nous sommes tellement en panne de créativité !". Je souhaiterai apporter une nuance à cette réponse basique certes, mais qui n'est pas entièrement fausse non plus. Selon les exemples précédents, il faut aussi largement dire que nous "sommes en panne de public" avant d'être "en panne de créativité". Le "public fainéant" d'aujourd'hui manque cruellement de curiosité, d'éducation, il lui faut, pour la masse du moins, du prémâché, de servi touprêt, de l'attendu, du micro-ondé, du rassurant, du fait pas de vagues, et surtout de l'inquestionnement. Pas étonnant donc qu'il préfère aller revoir le groupe qu'il écoutait il y a 30 ans, chanter les chansons de son adolescence... même s'il a conscience parfois de la niaiserie totale du sujet. 

 

 Dire "c'était mieux avant", c'est 1/marmonner sa fermeture d'esprit sur l'époque actuelle, 2/se leurrer sur un soi-disant manque de créativité de l'époque actuelle, car pour la découvrir il faudrait se sortir les doigts du - STOP - MESSAGE D'ALERTE - UN GLISSEMENT DE TERRAIN VIENT D'ÊTRE CONSTATÉ - EN VERTU DE LA LOI XB609 PARAGRAPHE 7 ALINEA 325, NOUS NOUS VOYONS DANS L'OBLIGATION D'INTERROMPRE VOTRE PROGRAMME QUELQUES INSTANTS - CE AFIN DE NE PAS CHOQUER LE PUBLIC FRAGILE QUE VOUS ÊTES - Ah zut, je l'avais oublié celui-là !!! Et 3/Oublier que si le temps ne les a pas toujours retenues, il y avait aussi un paquet de belles bouses musicales et cinématographiques... avant.

 

Voyez comme le contexte dans lequel nous créons est important; Je viens allègrement de vous insulter de "fainéant" tout au long de ces derniers paragraphes. Et ce mot, "fainéant", lorsque j'écris cette chronique a des crocs, a une signification particulière car il résonne avec l'actualité du moment. Quand dans des dizaines d'années cette chronique a des crocs sera une grande référence de l'Académie française (je n'en doute pas un instant !), que donc le temps se sera goulûment régalé de passer et repasser dessus, pour la majorité des lecteurs ils n'y trouveront qu'un premier degré. Pour ceux qui gratteront un peu, ils se rendront compte de ce fort subtil second degré, ce qui donnera une valeur supplémentaire à leur lecture. Et bien c'est pareil pour la musique, quand aujourd'hui vous écoutez Shiéla "l'école est ..." et que vous trouvez ça d'une nullité absolue, prenez le temps de replacer l'oeuvre dans son contexte de création, et vous vous rendrez vite compte que ... ah... ah ben oui... que vous aviez raison sur ce coup en fait... parce que si Shiéla elle a bien marché, c'est surtout parce que ses robes moulantes montraient - STOP - MESSAGE D'ALERTE - UN GLISSEMENT DE TERRAIN VIENT D'ÊTRE CONSTATÉ - EN VERTU DE LA LOI XB609 PARAGRAPHE 7 ALINEA 325, NOUS NOUS VOYONS DANS L'OBLIGATION D'INTERROMPRE VOTRE PROGRAMME QUELQUES INSTANTS - CE AFIN DE NE PAS CHOQUER LE PUBLIC FRAGILE QUE VOUS ÊTES -

 

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21 septembre 2017

#044 Eponyme

Attention, nos chroniques ont des crocs n°044 !

 

 Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit de nouvelles chroniques a des crocs... en réalité vous ne vous en rendrez même pas compte en lisant ces pages ou ces défilements d'écran... à moins évidemment que je n'use d'un subtil subterfuge pour vous faire comprendre ceci ? En glissant par exemple 728 pages vierges entre la dernière chronique et celle-ci ! Fort peu écologique, et vous avez bien raison de le dire... j'abandonne de ce pas l'idée (le temps de contacter mon éditeur !).

 Ce n'est pourtant pas faute d'être inspiré ! J'ai en effet eu l'occasion d'assister à de très coquasses scènes durant lesquelles je ne pouvais m’empêcher de penser à vous, de regarder quelques heures de teubévision toujours plus lamentable ou encore de faire des rencontres incroyablement incredibeul. Et pourtant, difficile de les coucher sur papier. Je crois qu'au fond de moi cela m'est de plus en plus difficile de cerner cette frange si large de la société qui s'oublie amèrement dans sa misère intellectuelle. L'on pourrait dire, avec raison, que l'on ne transmet qu'à ceux qui veulent bien recevoir. Et que donc par définition ces derniers sont déjà dans une attitude d'ouverture, ce n'est pas rien d'être prêt à recevoir. Alors que faire pour tenter d'approcher l’autre partie, ce public désintéressé ? En terme purement artistique, il est inutile d'essayer. En terme de transmission, c'est bien plus compliqué car essentiel d'y parvenir.

 Cela parait être une lutte, un véritable combat. Et ça l'est ! Comment amener la culture dans un cercle hermétique, bien verrouillé, dont les sujets eux-mêmes sont les premiers à renier son utilité, sont les premiers à s’exclure tout en se plaignant de n’avoir pour vie qu’une succession metro-boulot-dodo. Voire plutôt … AïeFone-TV-dodo ! Laissez-moi vous donner un exemple du fossé qui scinde le monde occidental :

 

 « Connaissez-vous le crossfounding, ces petites campagnes de dons que vous pouvez créer sur interne-net pour tout et n’importe quoi ? Une certaine conception de la solidarité, et une pratique économique à contresens de nos systèmes quelque peu périmés, donc une pratique très louable. Mais que penser donc de la chose suivante : à l’occasion de la sortie de l’Aïefone « DIX », un quidam lance une campagne pour que de sombres inconnus lui remettent des ronds afin qu’il puisse s’offrir son nouveau téléphone/agenda/blocnote/console/tv/lecteur/ventilateur/grille-pain/sèche-serviette qui coûte la modique somme d’un mois de salaire ?! Et au final, superbe élan de solidarité pour une cause pourrie, mais ça marche !!! Le type récolte en quelques jours de quoi se payer deux AïeFone … soit quelques 2500 euros !!! Quand à côté de cela, un groupe qui bosse dur pour sortir son premier cd va péniblement récolter quelques centaines d’euros en promettant des contreparties concrètes… Cela me pousse à ne pas tout comprendre… »

 

 Que dire, mais enfin ? Faut-il baisser les bras qui nous en tombent ? … comme le laisse suggérer le ton maussade qui s’impose à moi depuis quelques lignes… Suis-je abattu ? Non. Suis-je atterré ? Un peu quand même… Suis-je prêt à continuer de me battre pour que la culture prenne le dessus dans les chaumières ? Oui. Oui ! … et encore OUI !!! Parce qu’il est important de faire comprendre qu’on est tout simplement plus heureux à passer un moment à lire un livre à nos enfants le soir sous une couverture, plutôt qu’à les faire s’endormir devant youteub parce que y z’aiment trop bien ce dessin animé ! A-t-on le droit de critiquer ces pratiques et les gens qui vont avec ? Eh bien oui, même si c’est vrai, eux-mêmes n’ont peut-être pas reçu l’ « éducation » qui les pousserait à enrayer la débilisation croissante de notre société. Mais à un moment, il faut que les choses soient claires : nous avons la chance de vivre avec beaucoup de liberté, avec la possibilité d’échanges, de partage de connaissance, avec une Ecole qui est pleine de défauts mais qui a aussi le potentiel de parer au manque d’éducation à la maison. « Je ne suis pas éduqué donc vous ne pouvez moralement pas me reprocher de ne pas éduquer mes enfants !» est le discours sous-jacent, d’une stupidité bouleversante, point de départ d’une spirale infernale menant donc l’humanité à sa perte de génération en génération. C’est cette logique qui dans un temps très court creuse les fossés, qui donnent l’impression d’une caste élitiste face à une bas de gamme et de plafond. Il y a bien des moyens de nous élever ensemble pour construire une société, non pas meilleure, mais dans laquelle chacun se sent meilleur, utile, heureux.

 Passons simplement un moment ensemble, acceptons toujours d’apprendre de l’autre, y compris quand on doute de l’autre ! Si en lisant ces lignes, vous êtes amené à en parler avec ne serait-ce qu’une seule personne, si vous n’êtes pas d’accord avec elle mais que vous débattez … alors ce sera gagné pour moi. Le partage sera la valeur principale du troisième millénaire, les enfants naissent et partageront absolument tout de leur vie comme nous commençons déjà à le faire (données, voiture, habitation, loisirs,…). Le tout est de savoir ce que nous voulons qu’ils aient à partager… Et faut pas trop attendre à mon avis…

"Nom de Zeus Marty, cette chronique s'intitule EPONYME !

- Et alors Doc ?

- Mais enfin Marty, elle n'est pas éponyme puisqu'elle a un titre ! Bong sang, nous sommes en train de créer une boucle syntaxo-spacio-temporelle !!! C'est une catastrophe,  par notre faute des générations entières se perdront dans un vortex grammatical ...

- C'est grave Doc ?

- Elles risquent de ne plus pouvoir écrire sans fautes d'orthographe !!!

- 6 C Ke sa..."

 

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05 septembre 2016

LES INFOS DE LA RENTREE 2016/2017 !

 

Enfants dès 3 ans, Adultes, Débutants et Confirmés

 

Cours Particuliers, Collectifs,

 

Ateliers de Groupe

 

(loisir, détente, curiosité, compréhension de la Musique, préparation de grandes écoles de musique, perfectionnement...)

 

REJOIGNEZ L'ECOLEJOHN en 2016/2017 !

 

 

Sur ce lien INFOS ECOLEJOHN 2016/2017 vous trouverez une grande partie des infos concernant nos cours 2016/2017. Cela reste malgré tout généraliste, et tout n'y figure pas (on en a beaucoup ?!) : n'hésitez donc pas à nous contacter directement par mail  -  ecolejohn31@gmail.com

 

A très bientôt !

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26 mai 2016

PRE INSCRIPTIONS 2016/2017 OUVERTES !!!

 

Enfants dès 3 ans, Adultes, Débutants et Confirmés

Cours Particuliers, Collectifs,

Ateliers de Groupe

(loisir, détente, curiosité, préparation de grandes écoles

de musique, perfectionnement...)

REJOIGNEZ L'ECOLEJOHN en 2016/2017 !

2016-2017 publicité tiers A4 pré-inscriptions-page-001

 

Rien de plus simple pour prendre des renseignements ou vous pré-inscrire (ce qui n'engage à rien je vous rassure !) :

 Contactez-nous directement

- 09 50 60 90 12 (Claire - secrétariat)

- 06 14 55 73 29 (Jonathan - directeur-enseignant)

- ecolejohn31@gmail.com (le mail est de loin le plus pratique !)

 

Vous pouvez même télécharger notre fiche de pré-inscription ici = 2016/2017_Fiche_de_pré-inscription

 ... et nous la déposer à l'ECOLEJOHN, 4 rue Jean Moulin à Revel (entre la mairie et le beffroi)

 

Au plaisir de vous rencontrer autour d'un instrument de musique !

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08 avril 2016

#043 Deux chefs qui n'ont rien à voir

Attention, nos chroniques ont des crocs n°043 !

 

 OUI !

 

Simplement, je voulais commencer une "chronique a des crocs" par une note positive. C'est inédit, je voulais voir ce que cela faisait. Voilà... c'est fait, les fleurs bleues m'envahissent comme la varicelle sur le visage de nos enfants. Bref : et maintenant bordel de glumpf, les choses sérieuses peuvent commencer.

 

 Une seule chose est vraie, la grande recette de la vie : il faut savoir diriger, imposer, asservir, écraser, martyriser pour avancer. Pour ça, l'unique posture à adopter : être le chef ! THE CHIEF... qui avec les formidables aptitudes françaises que nous avons développé face aux accents étrangers donne "ZE CHIFFE" (hem, oubliez, n'essayez pas de l'utiliser en fait...). Et que j'en entende pas un qui râle ! C'est moi qui commande et c'est comme ça ! (figurez-vous que j'ai bien conscience de ne commander qu'une seule chose à cet instant précis : mes doigts qui pianotent...) Mais passons à notre sujet, le chef, et comparons deux chefs : le chef d'entreprise et le chef d'orchestre.

 

 Ce sont les mêmes me direz-vous : les deux dirigent plusieurs éléments dans le but de créer une harmonie destinée à régaler dans un cas les oreilles, dans l'autre, le portefeuille (oui bon, pour les chefs d'orchestre c'est les deux en fait !). Or ça n'est pas ma vision des choses, et je compte bien m'expliquer de ce pas.

 Un chef d'orchestre n'a de vision d'avenir que celle que lui propose son conducteur (c'est le nom de sa partition qui comporte toutes les partitions de tous les musiciens de son orchestre). Partant de là, tout est dit ! Attention, j'en entends déjà s'indigner "mon dieu, il osa s'attaquer aux chefs d'orchestre, sacrilège, mais enfin pourquoi, moi qui sur ses épaules reposait l'avenir de l'humanité, la traversée interstellaire de l'âme vers les couches inconnues du multivers et la sauvegarde du beurre de cacahuète... quelle déception m'emporte, ma vie n'a plus de sens, ô, grand hauteur de nos chroniques pourquoi ? pourquoi ?...) Mais enfin, laissez moi parler bon sang !!! Je ne critiquerai absolument pas le métier de chef d'orchestre, et tout ce qui suivra ne devra en aucun cas être pris dans ce sens. J'avoue un profond respect pour ce métier, c'est sincère. ...

Qui a pensé "pour une fois" tellement fort que je l'entendasse au moment même de l'écriture de la phrase précédente ??? Reprenons...

 Donc, zéro vision d'avenir, parce que le cadre du conducteur est clos tout simplement. Quand le morceau est fini, ben, justement, c'est fini. Et l'on se projette dans le morceau suivant, autrement dit : on ouvre une nouvelle partition et on recommence. C'est un vrai travail, respectable à bien des égards, mais question innovation, vision à long terme, esprit d'entreprise... on est mal barré ! Regardons ainsi un chef d'entreprise, quelle qu'elle soit. Il obtient un contrat, l'honore, puis obtient un contrat, l'honore et enfin obtient un contrat et l'honore. Demandez à un chef d'entreprise dans ce cas précis si son entreprise est viable ? Je ne pense pas. Quand on a de visibilité sur l'avenir que la perspective d'honorer le contrat en cours, on est mal de chez mal... Donc résumons par une démonstration mathématique d'un niveau émission télé du samedi et de tout autre jour de la semaine d'ailleurs :

Si "chef d'entreprise" = "chef d'orchestre", alors l'entreprise, elle ira pas loin... parce qu'elle ne verra pas loin...

 

 Alors à quoi comparer un chef d'entreprise ? Réponse facile :

 Depuis bien des années le management s'appuie sur THE BIG VALEUR FORTE OF ZE WORLD, applaudissez l'incontournable, l'écrasante, la magistrale philosophie du SPORT ! Ben ça oui, l'équipe, le surpassement, la compétition, l'effort, le match dans le match... Que du bon modèle ce bon vieux sport. "Bon vieux", et pour cause, voilà bien un domaine dans lequel l'archaïsme hiérarchique n'a pas évolué d'un quart de ton depuis... toujours. Mais ce n'est pas grave, le chef d'entreprise serait l'entraineur, le manager et même le bon copain quand il faut l'être, le grand frère. Et quand vient l'heure de la mêlée, on force tous, on y laisse de la sueur, du sang, des morceaux de nous et on est content de le faire. C'est vrai,... tout comme le sont ceux d'en face. Toujours donc ce bon vieux modèle du "pour exister, coûle l'autre". Je crois qu'aujourd'hui plus que jamais (c'est une super formule, j'en ai acheté quelques-unes alors bon, de temps en temps j'en place une) que notre système change, parce qu'avant tout nous le décidons au quotidien. Le schéma du chef qui dirige en haut de la pyramide est terminé. Pour peu qu'il était bon à une certaine époque, impossible de savoir si autre chose aurait été mieux. Le passé est déjà fixé, il ne s'agit pas de le dénigrer, ce serait stupide, appuyons-nous simplement dessus pour construire la suite. C'est en cela que le chef d'entreprise ne doit plus être aujourd'hui cette tête dirigeante qui utilise ses employés come j'utilise mon clavier. Si cela a marché un temps, je crois que cela ne sera plus le cas à long terme. 

 

 C'est bien joli, mais si le chef d'entreprise n'est pas un chef d'orchestre (parce que sa vision d'avenir ne serait pas assez lointaine et donc pas innovante) et s'il ne peut pas se calquer aux big valeurs fortes of ze world du sport (parce que le surpassement de soi devient épuisement burn-out, la compétition devient affrontement stérile et juvénile,...), alors quoi, qui, comment ? Inspecteur, un indice, une piste ???

 Elémentaire mon cher Barnabé...

Non mais allez-y, dites-le que vous avez pensé "Watson" ! Je vous avais pourtant averti, je suis le chef, je fais ce que je veux.

 Il y a en musique un travailleur de l'ombre, celui dont bien souvent seul le nom apparait. Et pourtant il tisse, il trame, il étoffe, écoute, entend, juge, pèse, soupèse. Il harmonise, crée, équilibre, écrit, fait, refait, défait, mixe, mélange, interpelle, heurte, construit... et son travail contrairement à la partition du chef d'orchestre n'est jamais terminé, jamais abouti. Il ne se permet jamais de dire "j'arrête là, c'est terminé", parce qu'il sait qu'à tout moment un son, un bruit, un évènement, une émotion lui donnera l'envie de corriger, de retoucher. Et c'est cette formidable ouverture qui fait de lui deux choses : un éternel instatisfait et un visionnaire. Parce que tout ce qu'il engage n'est qu'ouverture vers l'avenir. Et quand bien même il fixera la chose sur le papier, dans un coin de son bureau, il aura toujours l'ébauche originelle, celle qui lui permettra des années plus tard parfois de dire "mais si finalement je terminais différemment ce morceau". Alors il reprendra ses outils et changera une énième fois quelques notes, un accord, une nuance... Celui dont je parle, c'est... le COMPOSITEUR. Il ne travaille jamais "à la tête" d'un groupe, il n'est jamais le "chef" puisqu'en musique nous l'avons déjà : le chef d'orchestre, ou dans les musiques actuelles le "leader".  Lui, ce qu'il fait : il construit.

 

 Quand le chef d'orchestre dirige des éléments (c'est à dire ses musiciens, structure hiérarchique verticale donc), le compositeur, lui, dirige en créant les liens entre ses éléments. C'est là la grande différence, la structure hiérarchique n'est plus empirique car nous sommes sur un système horizontal, optimisant les flux d'informations entre les éléments plutôt que ceux allant 'bêtement" de la tête aux éléments. Et c'est pourquoi je m'adresse aux managers qui nous écoutent en ce moment-même (et ils sont tellement nombreux,  je n'en doute pas un instant !). Et si le modèle du "chef", de la gestion d'équipe, s'appuyait sur celui du "compositeur" plutôt que sur celui du chef d'orchestre ou des valeurs sportives. Autrement dit :

 Non pas "utiliser les compétences de chacun dans le but d'être plus fort que celui d'en face... qui fait pareil que vous, au même moment !" MAIS : Créer les liens qui élèvent les compétences de chacun, tout en aboutissant à un résultat harmonieux.

 

 C'est vrai, je caricature peut-être... très peu je pense en réalité, et les milliers de manager qui exactement à ce moment précis lisent ces mots le savent certainement. L'avantage que ces milliers de managers ne soient probablement pas existants, c'est qu'ils ne pourront pas me contredire... raisonnement très démonstratif d'une pratique regrettablement courante de la part de "nos chefs".

 

 Composer, c'est tenter par exemple de comprendre ce qui mettra en valeur tel ou tel musicien. Pour que sa note soit belle, ou du moins ait l'effet souhaité, il faudra articuler différemment le jeu de tous les musiciens qui l'entoure. Pour que ce musicien soit éclairé le temps d'une mesure, ce sont tous les autres qui devront le porter, avec toute l'humilité que cela induit de leur part.

 Composer, c'est comprendre que l'accumulation de choses simples, rigoureusement agencées, fera naître les plus complexes symphonies, les plus beaux standards de jazz.  

 Composer, c'est entrelacer les compétences, les capacités techniques, mais aussi les valeurs, les cultures de chacun. C'est faire cohabiter trois notes pour qu'elle deviennent accord, c'est faire cohabiter trois individualités pour qu'elles deviennent trio.

 Composer, c'est l'éternel moment de création, c'est se laisser une porte ouverte, constamment. Cela donne un certain angle de vision des choses, des rapports, des gens, une envie de toujours aller de l'avant car on sait que cet avenir est libre de tout. C'est probablement aussi ce que l'on appelle "entreprendre"... C'est pourquoi cette chronique n'a pas pour vocation de donner la vérité absolue universelle de la vraie vie de ce que doit ou devrait être un chef d'entreprise. Constatons qu'il y a probablement deux chefs d'entreprise : celui qui s'enterre, et celui qui compose.

 

 Il n'y a donc évidemment pas que la musique qui se compose, on est censé composer nos vies pour les rendre "meilleures". C'est en ça que la musique est si importante, il n'y a qu'elle pour nous l'apprendre...

... et certainement pas un ballon de rugby...

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25 février 2016

JAMAIS DE VACANCES ! TOUJOURS DE LA MUSIQUE

Voici le programme des vacnaces de février... profitez-en !

 

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23 février 2016

#042 Oublions le temps

Attention, nos chroniques ont des crocs n°042 !

 

 Non mais... vraiment, là, je ne sais pas quoi dire. C'est pas que ça soit la page blanche, pas vraiment, du moins... l'écran blanc. Mais non, même pas, je sais pas là, bôf...

 Ah oui, mais non ! Outrage à notre bonne langue !!! Avez-vous bien entendu ce qui vient subrepticement d'apparaitre, de résister, de persifler, d'ignominer et d'outrer en haut du "o", chapeautant cette douce rondeur dont l'origine certifiée norme ISO 24.56 par the Académie of the French Light réside dans :

 "...ce fameux éclat matinal d'un valet dépourvu d'une quelconque discrétion auprès de son roi, valet rapportant dans ses bagages exotiques la nouveauté diététique à la mode dans les plus nobles cours du monde (c'est à dire strictement d'Europe Occidentale, donc oui : du monde), j'ai nommé : le corn flakes. Valet souffrant d'un atroce défaut de postillonnage lui valant corvée de carreaux car l'eau était rare et la salive abondante chez lui, une bénédiction pour ce serviteur. Le valet de carreau insista ce matin là auprès de son bon roi occupé par la présente lettrine, minuscule traité d'importance capitale dont il fît pari qu'elle le deviendrait. C'était sans compter sur maître Lemé Guy de son prénom, intendant nonchalant du roi, avant tout fier de ses vieilles charentaises béantes de fatigue mais néanmoins tout dévoué à son grade.

Guy Lemé s'oposa au valet de carreau, non il ne passerait pas : "l'homme de haut rang ou tant, que vous désirez accoster ici et là et maintenant est proprement occupé à s'instruire d'un sujet délicat par la présente missive d'un minuscule traité d'importance capitale".

Le valet ne tenait plus "mais enfin laissez-moi passer, roi ! Mon roi ! hélait-il sans succès... si tant est si bien qu'à bout il lança un farouche "mon cher Guy Lemé, cessez les métaphores ou autre paraphrase et expliquez moi de fait, clairement le pourquoi de la situation ? Mon roi doit petit-déjeuner !!!"

Ce à quoi, offusqué, Guy Lemé se pinça les lèvres et maudit son valet de carreau de trois mots raisonnant encore dans les murs d'un imaginaire persistant :  "LE ROI LIT !" (Shakespeare ne m'en voudra pas !). Le valet de carreau avait joué là sa carte favorite, piquer au coeur son ennemi, le faire sortir de ses gonds, et se faufila sous le Guy Lemé médusé (mémé est usée ?!), atteignit le roi toujours dans sa lecture pour lui déclamer sur le ton adéquat au cérémoniel royal petit déjeuner :

"SIRE, CORN FLAKES !".

 Ses trois mots eurent tôt fait d'innonder le pauvre sire d'un véritable assaut salivaire. Une attaque, un bombardement qui ne laissa pas de côté la fameuse lettre d'un minuscule traité d'importance capitale. Cette lettre si grave n'en fût pas moins noyée, et le roi n'y put rien. Le roi ragea, et lorsque le sire rage, tout le monde en prend une couche. En premier lieu, notre pauvre Guy Lemé dut donc s'approcher pour la réprimande royale. "Guy Lemé, quel incapable vous êtes, toujours dans la formule, heing Guy Lemé ?! Incapable ! Sombre crétin ! Guy Lemé, vous m'exaspérez car de votre inaction ce valet de carreau put m'atteindre, et voilà qu'avec son "SIRE, CORN FLAKES !" il souilla ma lettre !!!" Et avant même qu'un début de balbutiement ne s'esquissât dans la tête de l'intendant, le roi conclua:

"Et Guy Lemé, une bonne fois pour toutes : FERMEZ-MOI CES CHARENTAISES !"

 

C'est ainsi que fût officiellement décidé que le "SIRE, CORN FLAKES" était dangereux pour les lettres... il n'en serait pas autrement."

 

 Qui sait si les siècles ne risqueraient pas de déformer quelques peu ces faits. Encore une fois, faits vérifiés et approuvés par l'intégralité de ceux qui sont d'accord avec eux-même, et donc inaltérablement dans la vérité absolue ! Bref...

 

 Il n'est pas toujours facile de décrypter le "d'où ça vient", et encore moins le "où va t'on". Ce qui est certain, c'est que lorsqu'un changement doit avoir lieu, il se fera nécessairement "à un moment précis". Il est illusoire de croire que la transition d'un système à un autre se fera toute seule, par petits coups et simplement avec le temps. Le temps a un effet, celui de lisser, de faire passer et surtout, d'oublier. Prenez le temps d'écouter un morceau de musique médiocre (par exemple un morceau au hasard de Kenjirac, le fils caché de Ken et de Goldorak - attention, deux scoops pour le prix d'un ! (crochet du droit) Ken a trompé Barbie avec Goldorak (et hypercut) qui est une femme ?!) et vous verrez qu'après plusieurs écoutes le morceau commencera à ne plus vous gêner. Vous en arriverez peut-être même à vous dire "ouais, c'est vraiment pas super, mais bon, là, oui, bon, ça va...". C'est ce que j'appellerai, et veuillez bien excuser mon vocabulaire quelque peu ultra super élitiste : l'abrutissement des foules.  Attention, "abruties" ne signifit pas "bêtes", "crétines", mais bien tellement matraquées qu'elles ne savent plus ou donner de la tête. Être abruti c'est recevoir tellement d'informations que l'on sature et termine par tout accepter, absolument tout ! Ce, qu'il s'agisse de musique médiocre, ou plus grave, de pensées nauséabondes.

 Alors oui, sur le moment, ça grince, l'accent circonflexe, le trait d'union etc... Il faut accepter le changement, même si je ne cautionne pas du tout la raison (qui n'a rien de raisonnable). Mais qui dans dix ans y pensera encore ? Ce sera oublié, et tant mieux. Kenjirac aussi sera oublié, et... tant mieux aussi !!! Par contre, qui se souviendra de l'abrutissement des foules orchestrée de manière à amener l'Europe dans le chaos des Grandes Guerres, qui se souviendra que depuis des décennies des paroles s'insurgent et nous alarment sur les dérives climatiques, sur nos dérives... Tout est là, nous avons tous, tous les éléments pour mieux comprendre, pour éviter, pour construire un monde  comme on compose une symphonie en sachant jouer avec les dissonances quand il le faut, en sachant équilibrer les tensions afin de faire sentir la vie dans une oeuvre. Mais le temps est là, et il efface beaucoup de choses, beaucoup trop de choses. Pour aller à l'encontre de cela, il suffit de se poser des questions : "pourquoi je tiens tant que ça à mes accents circonflexes ?", "pourquoi j'aime Kenjirac ?", "pourquoi j'ai pas encore finis de lire cette chronique ? (réponse à laquelle je vous répondrai immédiatement : parce que tout simplement je n'ai pas finis de l'écrire !")

 

 La page blanche, ça n'est pas un problème, parce qu'elle permet un espace, elle matérialise un potentiel. Alors qu'une page bien remplie est terminée, close, elle est fixe dans le temps, figée. Et parfois, plus souvent qu'on le voudrait, le temps nous fait dire que ce avec quoi nous avons rempli cette page est plutôt médiocre. Il y a alors deux solutions face à cette page médiocre :

- la faire lire et relire indéfiniment au plus grand nombre, et avec le temps ils la trouveront finalement pas si mal, ils auront perdu au passage tout sens critique (c'est accessoire !), et l'oublieront aussi vite

- ne pas l'oublier, apprendre d'elle pour ouvrir une nouvelle page blanche et créer à nouveau. Mais cette fois, les choses seront un peu différentes parce que l'on aura déjà une petite expérience. Et ainsi à chaque pas, apprendre, créer, apprendre, créer... 

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